Une sorte d'histoire du Montana

Un peu d'histoire
Les
treize colonies insurgées (Massachusetts, New Hampshire, Connecticut,
Rhode Island, New York, New Jersey, Pennsylvanie, Delaware, Maryland,
Virginie, Caroline-du-Sud, Caroline-du-Nord et Géorgie) adoptent la
Déclaration d'Indépendance, rédigée par Thomas Jefferson.
- 17
octobre 1777 :
Bataille
de Saratoga. C'est la première victoire américaine. Celle-ci marque un
tournant dans la guerre d'indépendance.
- 19
octobre 1781 :
Capitulation
des Britanniques à Yorktown.
- 3
septembre 1783 :
Traité
de Paris. Le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique signent le la fin
de la guerre d'Indépendance américaine. Le Royaume-Uni reconnait la
souveraineté des États-Unis d'Amérique, constitués par ses treize
anciennes colonies. En outre, les traités attribuent aux Etats-Unis la
possession des territoires compris entre l'Atlantique et le
Mississippi, depuis les Grands Lacs, au nord, jusqu'à la Floride
espagnole.
- 1801 :
Thomas
Jefferson devient troisième président des États-Unis (1801-1809) après
Georges Washington (1789-1797) et John Adams (1797-1801).
- 1803 :
Napoléon
Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis. Il s'agit alors d'un
territoire immense qui s'étend des Grands Lacs jusqu'au delta du
Mississippi. C'est l'ensemble des territoires de l'Ouest irrigués par
le Missouri et le Mississippi qui est cédé par la France. (Voir la carte)
- 1804 -
1806 :
Le
président Thomas Jefferson souhaite mieux connaître les nouvelles
terres nouvellement acquises à l'ouest du Mississipi. Il confie à
Meriwether Lewis et William Clark la direction d'une expédition qui
doit recenser la faune et la flore de ces régions, établir des
relations avec les indiens et collecter des informations à propos de
leur culture. Ils doivent découvrir les sources du Missouri et trouver
une voie navigable vers le Pacifique. L'équipe est constituée de trente
à quarante-cinq soldats et gardes-frontières dont une femme : cette
dernière, une Shoshone nommée Sacagawea, rejoit la compagnie en 1805 en
qualité d'interprète.
L'expédition
partit de Saint Louis et remonta vers le nord le long du Missouri.
L'équipe passa son premier hiver avec le peuple Mandan, de la tribu des
Dakotas. Au printemps 1805, l'expédition continua de remonter
péniblement le Missouri jusqu'à son cours supérieur puis franchit le
versant oriental des Rocheuses, descendit la Snake River puis la
Columbia et atteignit le Pacifique en novembre 1805. En 1805-1806,
Lewis et Clark hivernèrent sur les berges du fleuve Columbia. Le voyage
du retour fut difficile : hiver interminable, conflits occasionnels
avec les Indiens, épuisement physique et mental. Le groupe se divisa en
deux équipes afin de couvrir des terrains différents, progressant
toutes deux par voie de terre pour éviter de remonter les eaux
tumultueuses de la Snake River. Puis ils se retrouvèrent au confluent
du Yellowstone et du Missouri pour redescendre ce dernier. Le 23
septembre 1806, Lewis et Clark étaient de retour à Saint Louis, après
avoir parcouru plus de 13 000 km. "Lewis et Clark, expédition",
Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997 Microsoft
Corporation. Tous droits réservés.
L'expédition
de Lewis et Clark est un élément important de l'histoire des Etats-Unis
et est à ranger parmi les explorations importantes du monde. Environ un
quart de cette exploration se situe dans l'actuel Montana.
La piste
suivie par les explorateurs est actuellement bien balisée et peut être
atteinte à partir de nombreuses routes. Suivre la piste de Lewis et
Clark est un bon moyen de visiter le Montana.
Sacagawea
Sacagawea
était une femme Lemhi Shoshone, qui a accompagné l'expédition Lewis et
Clark, agissant comme interprète et guide. Elle a voyagé des milliers
de miles du Dakota du Nord de l'océan Pacifique entre 1804 et 1806.La
connaissance de Sacagawea sur les peuples et les milieux traversés a
assuré pour une grande partie le succès de l’expédition. Elle a sauvé
au moins par deux fois l'expédition d'un échec : lorsqu'elle évite la
perte de vivres et de documents dans des rapides et lorsque
l'expédition entre en contact avec les Shoshones, tribu au départ
hostile à leur passage dont le chef n'est autre que son frère
Cameahwait. Elle aurait pu rester avec lui et son peuple, mais décide
de continuer l'expédition. Son exploit est d’autant plus méritoire
qu’elle a accouché d'un fils, Jean-Baptiste dit Pompy, pendant
l'expédition. Son fils, Jean-Baptiste, a été pris en charge par Clark
afin qu'il puisse bénéficier d'une bonne éducation.
L'état du
Montana a érigé à Fort Benton la statue mémoriale de Lewis, Clark et
Sacagawea avec son enfant. Fort Benton est situé sur le Missouri, un
peu au nord de Great Falls.
Une statue
de Sacagawea a été offerte à la National Statuary Hall Collection par
le Dakota du Nord en 2003. La statue de huit mètres de haut en bronze
représente Sacagawea regardant vers l'ouest, avec son bébé attaché sur
le dos. La National Statuary Hall Collection est située à Washington
(D.C.) sous le dôme du Capitole.

LIRE
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- La
piste de l'ouest, M. Lewis & W. Clark, Journal de la première
traversée du continent nord-américain, 1804-1806, tome I.
Edition préparée et présentée par Michel Le Bris.
Traduit par Jean Lambert. Phébus.
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- Le
Grand Retour, M. Lewis & W. Clark, Journal de la première traversée
du continent nord-américain, 1804-1806, tome II.
Edition préparée et présentée par Michel Le Bris.
Traduit par Jean Lambert. Phébus.
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- Voyage
dans la Haute Pensylvanie et dans l'Etat de New-York, depuis l'année
1785 jusqu'en 1798 / par un membre adoptif de la nation Onéida ; trad.
et publ. par l'auteur des "Lettres d'un cultivateur américain"
par Michel-Guillaume Jean Crèvecoeur.
Consultable en français sur Gallica (BNF)
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- Histoire des États-Unis. Jean-Michel Lacroix.
Presses Universitaires de France, 1996
Considérée comme une des meilleures histoires des US rédigée par un historien français.
À défaut d'une mythique Amérique Wasp,
blanche, anglo-saxonne et protestante, existe-t-il une Amérique
« éternelle » au-delà des changements et du conjoncturel ? Le
présent ne peut être lu qu'à la lumière des événements fondateurs d'une
nation américaine dont le destin, s'il n'est pas manifeste, a bien été
unique.
« L'Amérique est
de retour », avait prédit Reagan mais, en dépit de la croissance,
l'Amérique semble être la société malade de la fin du XXème siècle.
Toute l'histoire des États-Unis se résume à un va-et-vient entre déclin
et progrès et le rêve n'est pas terminé. Les États-Unis ont toujours la
puissance militaire, la plus forte économie et l'énergie des origines.
Le facteur religieux qui a fondé la nation américaine n'a pas disparu.
Bien sûr, l'Amérique actuelle n'est plus celle de Tocqueville mais il y
a toujours une logique démocratique forte, un sens aigu du pragmatisme,
une passion de l'égalité. Malgré les inégalités flagrantes d'une
société à deux vitesses, l'Amérique demeure le pays de la deuxième
chance.
Clinton renvoie à
l’Amérique l'image d'une Amérique qui se cherche. Le consensus national
s'est affaibli et le pays hésite sur les priorités. Au-delà de cette
Amérique superficielle, il y a une Amérique profonde qui a entrepris
une réflexion sur son identité. La prise de conscience des enjeux et
d'une volonté de réforme est annonciatrice d'un possible redressement.
Au-delà du désarroi et de la morosité, les Américains ont sans doute
assez d'énergie pour mener leur combat contre les forces du déclin. Les
États-Unis ont cessé d'être une puissance impériale mais ils demeurent
toujours la première puissance mondiale. Le XXIème siècle sera-t-il
pour autant américain ?
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- Une Histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours. Howard Zinn.
Traduit de l'anglais par Frédéric Cotton, Agone, 2002.
Une histoire des US vue à travers le prisme des luttes sociales. Une
Constitution rédigée par des bourgeois, un système électoral basé
sur le cens, dès sa naissance la jeune démocratie américaines excluait
les travailleurs sous contrat, les esclaves noirs, les populations
indiennes, les immigrants récents et les femmes.
Cette histoire des
États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire
parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version
officielle et héroïque (de Christophe
Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus
modestes. Les lndiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs,
les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam,
les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes
contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine,
viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire
officielle.
« Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et
hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se
rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant
navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb
et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de
parler, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant
eau, nourriture et présents. »
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Les
écrivains du Montana - mis
à jour le 20/01/15
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